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Oui, traitez-moi de vendue, de folle, dites-moi que j’abuse, que c’est juste un film de flippe pas forcément formidablement bien écrit, avec quelques clichés et quelques rebondissements Craveniens qui peuvent être durs à supporter tellement ils ont été rabâchés depuis Scream.
Eh bien oui je l’assume.
Quand Rachel McAdams verse une larme, je pleure. (C’est dire si la revision de The Notebook m’est douloureuse). J’ai mal à la tête en même temps qu’elle, je respire en même temps qu’elle, je hais ce mec en même temps qu’elle, je craque en même temps qu’elle, j’ai la rage en même temps qu’elle, je flippe en même temps qu’elle.
C’est absolument hallucinant, de film en film, à quel point, à travers des rôles diamétralement opposés, elle arrive à capter la quasi totalité de l’attention et du processus d’identification de la majorité des spectateurs.
De plus là, contrairement peut-être au tout récent Wedding Crashers, elle est plutôt bien servie pour ce qui est de son personnage, une fille classe et terriblement résistante malgré la fragilité de ce petit corps et de cette peau si parfaite. Hm. Il y a un peu de Sydney Prescott en Lisa Reisert, mais en plus forte, en moins crédule, en moins énervante. Et puis voilà, Neve Campbell ou Rachel McAdams, il faut choisir son camp.
En face on a Cillian Murphy, son visage improbable et terriblement étrange, sa respiration finale qui frôle le grand-guignol mais qui fonctionne pourtant très bien, dans une scène de maison qui m’a fait planter mes ongles dans la main de Quelqu’un. *pardon Quelqu’un*

Voilà, j’ai eu peur, j’ai été charmée, j’ai été subjuguée et complètement prise dans l’action, j’ai même pleuré un peu parce que je suis bête, et c’est bien tout ce que je demande à un film de Wes Craven. Clap clap, bonne surprise !

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