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Premier avertissement : je ne suis pas fan des livres. A vrai dire je n’en ai lu aucun. Enfin, un bout du premier et c’est tout, parce que je trouvais ça pas très bien écrit en fait, et un peu mal fichu. J’ai eu sûrement tort, mais c’est comme ça.
Deuxième avertissement : si je ne suis pas fan, ce n’est pas parce que « baaah c’est pour les zenfants kanmêm non ? ». Non non non, d’ailleurs j’adore la littérature jeunesse, je pense même que c’est ce que je préfère.
Troisième avertissement : j’avais beaucoup aimé le premier Harry Potter (le film) parce que j’avais eu l’impression d’avoir 11 ans en sortant de la salle, et ça c’était chouette. Par contre le 2 j’ai moins aimé, et puis le 3 aussi, même s’il était beau. A chaque fois je trouvais le scénario un peu pourri. Par contre depuis le début je suis fan d’Emma Watson qui est belle et talentueuse et je l’aime beaucoup.

Alors voilà, tous ces avertissements lus, vous vous doutez bien que je n’en attendais pas grand-chose, de ce HP 4.
Eh bien c’est plutôt très bien en fait… Réalisation discrète et efficace, qui fait bien peur quand il faut et qui fait des petits frissons dans le dos et tout partout, aussi, quand il faut. Des acteurs au top : Maggie Smith a des moments d’anthologie, Alan Rickman est… alanrickmanesque (c’est-à-dire envoûtant et hilarant et inquiétant tout à la fois), le-garçon-qui-joue-Ron-et-dont-j’oublie-le-nom fait, pour une fois, autre chose que des grimaces genre ‘gneuuuuh?’, Daniel Radcliffe a toujours une tête bizarre mais il arrive à faire passer un peu plus de choses que dans les opus précédents. Et puis Emma Watson. Qui a  grandi. Qui a une voix plus grave, elle aussi, maintenant, presque une voix d’adulte. Qui a de belles robes. Et qui me brise le cÅ“ur à la fin de cette fameuse scène de bal. Parce que j’ai
(comme beaucoup de filles ?) été à sa place et que ça touche pile là où il faut.
Parce que c’est ça, la grande force de ce quatrième volet : à côté des épreuves, symboliques, épiques, impressionnantes, il y a les petits événements, les petites choses du quotidien, qui sont peut-être tout aussi impressionnantes. C’est ça que Mike Newell réussit à négocier presque parfaitement.
Je passerai sur le traitement de l’échelle du temps, parfois un peu hasardeux, adaptation oblige je suppose, et sur le caractère un peu stupide des épreuves en soi. Et puis, je parle rarement des effets spéciaux mais là il faut quand même le dire, la scène de Gary Oldman est absolument brillante.

Voilà peut-être de quoi me motiver à lire le 5 et le 6…
Peut-être.

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