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Eh oui, c’est comme ça, je n’avais jamais vu Suspiria. J’ai donc profité de la ressortie du film en salles pour le découvrir.

En fait, le principal problème est que je me sens agressée dès le départ, sensoriellement parlant. Tout me semble hystérique et criard : couleurs saturées et violentes, musique et son excessivement poussés… De là naît chez moi une posture de crispation que me gâchera, en fait, toute ma vision.

J’ai le regret de ne pas avoir découvert ça pendant mon adolescence, où, probablement, le fond et la forme m’auraient davantage plu. Ici, je trouve tout trop superficiel et trop formel pour pouvoir sincèrement y adhérer.
Les scènes horrifiques me font peur mais avec une crispation très désagréable.
La seule scène finalement qui fonctionne sur moi est celle des asticots, que je trouve sobrement amenée, et beaucoup plus subtile que les autres. Et la peur qu’elle produit me semble plus authentique, plus profonde et moins .
Le reste, la scène de l’aveugle, la chauve-souris, même la fin… Je reconnais à l’ensemble une théatralisation et une grandiloquence qui ne sont pas inintéressantes mais je suis incapable de sincèrement m’y attacher.

Enfin, ignorant tout du scénario, j’ai été finalement assez surprise de découvrir le fin fond de l’histoire. Sur de tels sujets, je n’ai pu m’empêcher de penser à Rosemary’s Baby, dont le traitement n’est peut-être pas plus subtil, mais qui m’avait laissé en tout cas des sentiments et des impressions un plus nuancées, un peu plus déroutantes. C’est stupide de comparer l’incomparable me direz-vous.

J’avais tout d’abord mis une note correspondant à la moyenne polie que je me dois devant de tels monuments du cinéma, mais je préfère quand même marquer ma déconvenue à la sortie de la salle… tout en n’étant pas sûre du tout de le revoir un jour.

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