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Huis presque clos dans un supermarché entouré d’une brume pleine de bêtes aussi mortelles que terrifiantes : je crois qu’on a presque résumé l’un de mes pires cauchemars.

Le film faiblit lorsqu’il montre ses tentacules, le film faiblit quand il fait du personnage de Marcia Gay Harden un cliché de la bigote extrémiste qui recueille tous les suffrages du public contre elle (je déteste les sentiments de groupe).

Mais il reste une ambiance effrayante, il reste la progression psychologique rapide mais bien vue des différents personnages, les voir se déshumaniser, se précipiter vers le néant, d’une façon ou d’une autre.

Le rythme est bien dosé, alternant scènes d’action anti-héroisantes et moments glaciaux. La fin, très belle et très cruelle, se verra ponctuée d’un épilogue encore plus cruel qui peut paraître superflu. Un grand bravo à ce mélange de réalisme et de fantastique, qui ne fait que rendre l’absurde plus dur.

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