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J’avais très peur du syndrome « film britannique récent avec des tueurs à gages, un humour décapant, des séquences un peu clippées et des héros super stylés ». Je n’aime pas Guy Ritchie.

Ici, c’est en fait tout le contraire (c’est là qu’on s’aperçoit à quel point un film peu être mal vendu).
Bons baisers de Bruges est un film qui prend son temps. Comme ses personnages, coincés dans une chambre d’hôtel, avec rien d’autre à faire qu’attendre. Ce qui naît de cela, c’est le film.

Colin Farrell fait un peu peur au début, surtout quand on sait de quoi il est capable lorsqu’il est mal dirigé. Mais ce côté foufou est en fait parfaitement en adéquation avec son personnage, et ne rend son évolution que plus belle.

Inutile d’en dire beaucoup plus sur ce film complètement à part, habité par des acteurs tous extrêmement bons.

Une chose essentielle à retenir : l’humilité, la simplicité et la sincérité qui transparaissent dans les intentions du réalisateur et dans le traitement qu’il applique à son histoire et à ses personnages. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti ça, espérons que M. McDonagh continuera sur cette lancée.

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