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Kelly Reilly est super mimi.
Michael Fassbender aussi.
Le début commence comme un film sentimental tout mignon avec deux jolis tourtereaux un peu maladroits mais mignons, un peu bobos mais sympas. Ça dure assez longtemps ce début, et c’est peut-être ce qu’il y a de mieux. Or on sait que ça va mal tourner… du coup… on se demande : pourquoi insister si longuement ?

Il n’y a pas de réponse.

Pas de réponse non plus à pourquoi ce groupe de jeunes est aussi méchant, aussi irrécupérable. Au début, on pourrait croire qu’il y allait avoir une ébauche de réflexion sur les gêneurs, les gênés, comment la violence monte, pourquoi, d’où.
Mais non.
Rien.

On continue ensuite dans des rebondissements horrifiques, avec une cruauté qui m’insupporte, envers ces personnages que l’on a eu le temps d’apprécier.
Il y a des choses intéressantes, la présence de la vidéo-sur-portable, la surrenchère stupide créée par l’émulation, le retournement du personnage de Kelly Reilly qui l’amènera à commettre le pire…

Et tout finit dans une complaisance atroce.

Un message probablement : les jeunes sont des plaies, la violence s’explique par la violence mais pas seulement, il y a aussi la misère sociale, mais la bonne nouvelle c’est qu’on n’y peut rien. Chouette.

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