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Vraiment difficile d’écrire sur ce film tant attendu, depuis des années.

Il y a eu un moment, où, dans les différents stades du projet, je n’y ai plus cru. Je n’ai plus cru qu’Indy IV serait capable de m’émerveiller à 100%.

Du coup, un comble, mais je n’en attendais presque plus rien… Et c’est probablement ce qui m’a sauvée de la déception connue par tant de monde.

Le film est plein de défauts, certaines séquences sont d’une laideur assez hallucinante (la jungle, en n°1). Karen Allen, son personnage, la manière dont il évolue et interagit avec Indy, tout cela relève de l’interdit, tellement c’est mauvais. Cate Blanchett est assez peu utilisée.
Mais il y a des choses formidables, je pense surtout, en premier lieu, à Shia LaBeouf, comme d’habitude admirable d’humililté et d’efficacité. Sa présence ajoute beaucoup au film, et c’est la partie où il se retrouve seul avec Indy (poursuite en moto, promenade dans les cimetières, exploration de tombeau et de prisons) qui est, de loin, ma préférée, et pendant laquelle je retrouve, presque intact, mon plaisir de spectateur d’Indiana Jones.
J’aime aussi assez John Hurt et son parcours, plutôt émouvant.

La fin, qui a probablement choqué ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, est assez bienvenue, tant dans sa forme, que dans son fond, et trouve une résonnance logique dans la « légende » d’Indiana Jones ; mais le manque d’ampleur de la séquence, le manque de souffle, le manque d’importance donnée au « message » (sur la connaissance, par exemple), font que tout tombe finalement un peu à plat.

Quant à la toute fin, elle m’a donné un frisson, l’espace d’un instant, mais finalement, la pirouette est belle : le chapeau, c’est bien à lui.

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