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J’aime beaucoup les romans policiers de l’islandais Arnaldur Indridason, alors c’est avec impatience que j’attendais l’adaptation du premier connu chez nous, « La cité des jarres ».

Tout d’abord, l’ambiance. L’Islande. Le froid. La lumière. Les étendues désertiques.
On n’est loin des images office de tourisme : certes, c’est fascinant, et on peut y trouver une certaine beauté, mais il y a avant tout dans tout cela une sensation glauque et pesante assez incroyable.

Ensuite, les acteurs. Les personnages, dans les livres, sont à la fois très attachants mais aussi très brouillons, très imparfaits. Dès les premières scènes, je sais que les choix ont été bons, avec cet inspecteur à gros pull, sa collègue enveloppée et bourrue et la fille rebelle en décrépitude.

Pas de secret : c’est une adaptation islandaise, un réalisateur islandais.
Je crains le pire en ce qui concerne le remake américain à venir, mais qui sait…

En attendant, on a là un film policier loin de tous les codes qui font le triomphe des Experts et autres fantasmes télévisuels.
Ici, c’est sale. On marche dans les preuves, on déterre des squelettes au milieu des pires matières, et ça sent mauvais.
On mange des têtes de mouton avec les doigts.

J’adore.

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