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C’est un film simplissime, qui fonctionne à 100% sur l’identification – certains trouveront ça vulgaire et facile mais moi je marche à fond.

Bezançon choisit de s’attacher une famille en piochant des éléments qui font que tout le monde s’y retrouvera plus ou moins. Loin de chercher l’extraordinaire, ce qui sort de l’habituel, l’extrême, le sublime, il se contente de donner juste un joli regard au normal, à l’anodin, qui peut être pourtant si fort. Il arrive à l’universel, sans avoir non plus besoin d’en rajouter des couches et des couches, sans avoir besoin de cristalliser quoi que ce soit.

Il choisit des gens normaux, qui n’ont que des problèmes et des plaisirs normaux, et il les filme avec un regard d’une tendresse assez rare. Contrairement à la plupart des films français, il se contente de « petites » scènes, avec de « petits » événements, de « petites » crises. Et pourtant, tout est juste, tout est simple. C’est, après Ma Vie en l’air, un rapport à la réalité auquel j’ahdhère complètement.

Certaines scènes sont malgré tout moins bien écrites que d’autres, ou tout simplement trop écrites : je pense au moment où la fille (Deborah François) s’apprête à perdre sa virginité, aussi lourd que peu crédible. Peut-être trop de masculinité dans ce point de vue ?

Jacques Gamblin l’emporte en tout cas, par sa présence douce et sa voix si particulière.
Quant à l’idée du « coussin », elle est, elle aussi, toute simple mais bouleversante.

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