Forgetting-Sarah-Marshall-05.jpg
3_5

Comédie produite par Judd Apatow – comme s’il s’agissait désormais d’une marque de fabrique d’une comédie de qualité un peu irrévérencieuse… On tombe à vrai dire ici dans des clichés assez affligeants.

Le marketing viral qui s’était développé avant la sortie du film était pourtant des plus alléchants, avec le blog du personnage masculin, sa façon de sombrer dans un état pathétique, la douce auto-dérision qui en naissait et qui n’était pas dépourvue de tendresse.

En fait, le cÅ“ur du film se situe ailleurs (et c’est logique), mais l’ailleurs n’est pas forcément plus intéressant. Le gros problème ici, c’est l’écriture, d’un bout à l’autre en mode « largué revanchard ». La fameuse ex, Sarah, est présentée comme haïssable du début à la fin, et la future nouvelle petite amie est forcément LA fille parfaite et avec elle ça va forcément être du tout cuit, même si le héros est juste un gros mollasson un peu boulet.
On sent tellement la pensée étroite et mesquine d’un gars qui veut paraître meilleur qu’il n’est vraiment, pour « retrouver sa confiance en lui ».

Restent quelques gags sympathiques, mais l’ensemble est d’une paresse et d’une médiocrité psychologique et morale qu’il m’est difficile de mettre de côté.

Parcourez d’autres billets :