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[le message qui va m’apporter plein d’amis, je le sens]

Dire à quel point Rois et reine m’agace tient du pari de haute volée.
Donc Desplechin et moi (même si je me rappelle avoir aimé Esther Kahn), c’est tout simplement une incompatibilité fatale.
Ma raison d’aller voir celui-là tient en 2 mots, Chiara Mastroianni, et d’ailleurs dans ce film elle est plutôt inintéressante au possible, j’aurais mieux fait de m’abstenir.

Donc voilà, sans que le film m’irrite comme l’avait fait le précédent, je ne comprends absolument pas comment on peut s’attacher un tant soit peu à ce qui se passe à l’écran, tellement tout me paraît écrit, poseur, sans ancrage, sans lien. Amalric est marrant 2-3 fois, mais enfin euuuh la complaisance d’interprétation et de filmage des yeux ronds injectés de sang ça va, quoi. Le pire étant quand même Emmanuelle Devos, qui m’insupporte (alors qu’il m’arrive -rarement c’est vrai mais quand même- de l’apprécier). Son personnage est pour moi symptomatique de ce que je hais chez Desplechin : on te fait sentir à quel point ce personnage est libre, et à quel point elle est dans le vrai, à quel point elle est lucide, contre tous les autres. Le point de vue t’est asséné, à coup de non-répliques et de gros plans. Alors que c’est juste une grosse truie inutile.

Tout m’est étranger, j’ai l’impression de voir des individus sortis d’un simulacre de vie qui n’a rien à voir avec la vie-même. Non seulement je ne peux pas y adhérer, mais, contrairement à d’autres films que je n’aime pas mais auxquels je peux reconnaître des qualités, je n’arrive pas à comprendre que quelqu’un puisse. Un énorme mystère pour moi, même si j’arrive à « suivre le film » sans avoir des envies de meurtre toutes les deux minutes (c’est déjà ça).

Je retiens une chose quand même, Melvil Poupaud, qui vieillit foutrement bien et qui a réussi à éveiller mon intérêt. Et c’est le seul à imposer sa présence propre.

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