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Je trouve le propos intéressant, j’aime beaucoup le début, avec l’installation de l’intrigue, et j’aime beaucoup quelques passages par-ci par-là (le doute de la mère face à ce faux-fils, par exemple).

J’ai plus de mal avec Angelina Jolie en fait, que je trouve extrêmement limitée dans son interprétation. La retenue expressive ne semble pas son fort, et je me prends, pendant tout le film, à rêver à une autre interprète, quelqu’un qui sache réellement faire beaucoup en peu de choses (Naomi Watts, au hasard, même si ce n’aurait pas été précisément le choix idéal non plus). Elle n’est pas mauvaise mais étrangement retranchée, glacée.

Je suis aussi très circonspecte avec l’académisme de l’ensemble, et surtout, je déteste qu’on me prenne par la main pour me faire comprendre ce que je suis censée comprendre. Ainsi, on n’est pas non plus au degré de manipulation extrême à la Dancer In the Dark, mais j’ai presque ressenti la même chose : cette sensation d’être ému malgré soi, comme emporté par une mécanique super huilée tirée d’un manuel tout prêt « Comment émouvoir votre spectateur ».

Je retiens quand même quelque chose qui ressort de ce système, avec ce gamin « complice », la manière dont il sera découvert et arrêté à la « ferme », et la manière dont il s’effondre face au policier, et cette scène glaçante où il pointe les photos, les classe, et s’écroule. La cigarette, le regard du policier en face, et tout ce qui va s’ensuivre, la fouille de la ferme, les coups de pelle dans la terre. C’est dans ces moments-là que le film me parle vraiment…

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