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Il y en a un chaque année, comme ça : un film de qualité que tout le monde va voir et que tout le monde doit aimer.

Je l’ai vu, je l’ai aimé.

Malgré tout, je l’ai aimé sans l’adorer, parce qu’il me manque un petit quelque chose, un peu d’émotion, je ne sais pas. Je trouve le film en fait très froid.

Je trouve le personnage de Gwyneth Paltrow extrêmement touchant, dans sa fragilité et sa bêtise. Je trouve Joaquin Phoenix très bien mais je ne suis pas aussi enthousiaste que la majorité. Vinessa Shaw est parfaite comme toujours.

D’un point de vue personnel, j’ai toujours une part d’identification forte pour un personnage qui se trouve pris entre un amour passionnel et un amour raisonnable ; et comme ma vie n’est pas celle de Leonard, je ne peux pas pousser la comparaison jusqu’au bout. D’un point de vue strict, je trouve la fin d’une tristesse infinie, à cet égard. Le choix de la tiédeur. Mais évidemment, si je raisonne plus clairement, il est évident que celle qu’il laisse partir n’était pas faite pour lui…

A part ça, le film, même s’il me touche moins que ce que j’aimerais, est intelligemment réalisé, avec une douce mélancolie grisâtre. Des grèves, des toits, l’hiver, tout cela est imprégné du même vent froid et impitoyable que les films précédents du réalisateur.

Avec toujours, en fond, cette impossibilité d’atteindre le féminin…

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