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Dieu sait que j’avais laissé tombé tout espoir en voyant la bande-annonce.
Dieu sait combien j’ai perdu foi en Nicole Kidman et en son visage figé à tout jamais par les sourcils.

J’ai eu très peur pendant les premières minutes, racontées par un enfant dont je ne savais comment il se situerait dans l’histoire. Et puis, j’ai vu comment était traité le personnage de Nicole Kidman, j’ai compris que son côté figé et maniéré allait être, en fait, un atout pour son rôle.

J’ai eu très peur quand j’ai vu les premiers échanges entre les personnages de Nicole Kidman et de Hugh Jackman : une sorte de ping-pong agressif, comme on en a tant vu. Sauf que là, je n’étais pas prête à y croire. L’amour qui naît de rien, comme ça, ça ne marche plus.
Heureusement, Baz Luhrmann va ajouter un peu de proximité et de désir charnel dans tout ça, à grand coup de bassine d’eau chaude sur un torse musclé. Et tout à coup tout devient crédible.

Le film est complètement dans l’hyperbole, dans l’exagération, à tous points de vue. On peut y voir une façon assumée de se réapproprier certains codes des films d’une certaine époque ; on peut y voir aussi un style très sincère, qui a besoin d’en faire trop, mais toujours avec un aplomb parfait qui fait que, finalement, tout passe bien.

Il y a beaucoup de scènes qui sont sur le fil entre ridicule et assumé. Parfois, ça ne passe pas. Et puis, parfois, il y a quelque chose de très beau qui se créée (le vieux et sa position sur une jambe…)

Beaucoup d’imperfections donc, beaucoup de prévisibilité, un résultat très inégal, mais malgré tout, la démarche semble pleine d’une réelle passion et de beaucoup d’amour pour ces personnages un peu à côté de la plaque.

D’ailleurs, « Ã  côté de la plaque », c’est probablement ce qu’on peut trouver de mieux pour qualifier ce film, qu’on l’aime ou non…

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