
Film terriblement « facile » : facile à regarder, facile à comprendre, facile à aimer.
Film typique « de crise » : une histoire miraculeuse d’un paria qui va devenir millionnaire.
Voilà, à part ça, pas grand-chose à dire. C’est d’une facilité, en effet, assez déconcertante ; la misère est là mais elle est toute propre et rutilante, limite dépaysante ; les excréments sont là mais ils sont couleur crème au café, pour ne pas trop choquer ; la violence est là mais à peine esquissée, pour ne pas trop perturber.
Alors oui, histoire plutôt sympathique… Mais bon sang qu’est-ce que c’est lisse, qu’est-ce que c’est triste (la fille qui n’accepte de rejoindre son amoureux que lorsqu’il aura gagné de quoi lui faire mener une vie bien bling-bling).
Donc voilà, ce n’est pas désagréable, mais je crois qu’il n’y aurait pas beaucoup à gratter pour trouver un fond qui, au fond, me déplaît au plus haut point.
5 commentaires à “Slumdog Millionaire (Danny Boyle)”






Tout à fait d’accord avec cette analyse. Voilà!
Moi aussi, je suis entièrement d’accord avec ton billet. Un film trop facile, une belle histoire sur fond de misères, l’engouement des 10 nominations aux Oscars me déçoit beaucoup. Sans ça, le film serait passé plus inaperçu et serait peut-être mieux passé pour moi.
Je viens de lire une interview de Boyle (dans EW) et le « pire » c’est que le film a failli ne jamais être distribué, mais il a fallu que quelqu’un y croit et bam !
Ça se joue à ça, un con distribue ce film et nous gâche nos oscars…
Pfff, vraiment, j’te jure.
Bon, ça fait du bien de ne pas être seule à être perplexe…
J’ai déjà oublié le film en tout cas, et si je me mets à y penser, je trouve le propos vraiment pourri.