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Film sensible et hivernal avec Celui-dont-on-ne-prononce-plus-le-nom, la chouette Emily Mortimer (Match Point) et plein d’acteurs indépendants qu’on voit toujours par-ci par-là.

Le sujet est très très très glissant. En VO, Lars and the real girl : Lars, petit gars un peu paumé. Un peu fragile. Un peu autiste, à vrai dire. Habite le garage de la maison de son frère ;  adoré par sa belle-sÅ“ur enceinte, il résiste pourtant à tous les efforts de cette dernière pour le socialiser. Et puis un jour, tout bascule. Lars se met à aller vers eux. Et à leur parler. Et à parler à quelqu’un d’autre, aussi : à Bianca, sa nouvelle petite amie, poupée grandeur nature fraîchement commandée sur internet.

Malgré quelques longueurs, quelques maladresses, il y a quelque chose de très touchant dans cette cellule familiale (et cette communauté) qui se libère par le truchement d’une personne symbolique dont la réalité n’est en fait pas à prouver très longtemps. C’est très beau de voir la parole se délier, devenir facile, puisqu’il n’y a plus besoin de trouver un prétexte. Et de manière générale, le parcours de Lars est très émouvant, sa création, la manière dont il s’en sert, son aveuglement qu’on ne peut jamais vraiment mépriser ou trouver ridicule – parce qu’au fond Lars est extrêmement lucide.
Lars qui préfère les fleurs en plastique, parce qu’elles ne meurent jamais.

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