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Oui, finalement, peut-être que je ne vais pas me contenter du cinéma pur et dur, et pourquoi pas parler de séries, ou peut-être de livres quand j’aurai envie, ou peut-être d’autres choses… (on peut toujours rêver, mais je n’aurai sûrement jamais le temps…)

J’ai donc créé deux grandes catégories principales : « Cinéma » et « Hors cinéma », avec dans chacune plusieurs sous-catégories (même si pour l’instant la dernière n’en a qu’une).

Voilà, et si vous n’avez pas lu le titre de cet article, j’attire votre attention : il portera sur l’épisode 5 de la saison 5 de Lost, donc ne cliquez sur la suite que si vous l’avez vu (ou si vous vous en fichez éperdument.)

Je ne fais pas partie des spectateurs entièrement dévoués à la cause de Lost, soulignant sans jamais faiblir l’ingéniosité de chaque rebondissement et le culot de sa structure tentaculaire.
Mais je ne fais pas partie non plus de ses détracteurs systématiques – à vrai dire, il y a des épisodes que je trouve absolument admirables (aaaah, « The Constant » !!!), et dans le fond, j’aime assez le bazar ambiant créé au fur et à mesure.

Et je dois dire que le début de cette saison 5 s’annonce, à mon sens, particulièrement intéressant. J’ai eu quelques doutes au premier épisode, trouvant une invraisemblance par minute, mais plus on avance, plus les choses sont mieux amenées, mieux écrites.

Episode 5, donc. On a fini le 4 sur Jin, vivant, découvrant Danielle Rousseau, jeune et enceinte. Même si on se doutait que ça arriverait, c’est plaisant à voir (à noter d’ailleurs que Danielle et son copain sont apparemment vraiment français, contrairement au reste de l’équipe du bateau, oscillant entre le québécois et le yaourt bulgare – mais c’est déjà mieux que rien).

Je trouve déjà toute cette intrigue sur Jin, perdu, dans l’espace et dans le temps, avec ces gens, formidable parce que très fort, on ressent sa solitude, lui qui parle à peine l’anglais, qui a tout perdu, qui a frôlé la mort… Et puis, c’est aussi LE retour du monstre, moi ça faisait longtemps que je l’attendais aussi, et même si on n’en sait toujours pas beaucoup plus, on est en droit d’attendre quelques éléments, petit à petit, dispersés.
En revanche difficile de comprendre la nature exacte de l' »infection » subie par l’équipage de Rousseau ; ils ne subissent pas eux-mêmes les effets des sauts dans le temps, mais peut-être sont-ils en permanence en contact avec des gens qui viennent d’un peu n’importe quand ? Peut-être est-ce cela qui les perturbe tant ?

Moment aussi très touchant, concernant le personnage de Charlotte, assez injustement mis de côté lors de la saison précédente. Je trouve qu’elle a bien évolué, et l’explication de sa vocation d’archéologue et de sa venue sur l’île avec Faraday est très émouvante. (Par contre, l’actrice est plutôt bien maquillée, et avec son teint et ses yeux très clairs, elle est absolument EFFRAYANTE je trouve). Encore une fois, rien d’imprévisible dans la révélation qu’elle fait à Faraday (« Cet homme, je crois que c’était toi »), mais c’est assez bien amené.

On ne connaît pas encore très bien les motivations de Sun et à vrai dire, la vengeance contre Ben, 3 ans plus tard, ça me semble un peu léger, mais pourquoi pas.

Et puis cette fin. Une fois de plus on finit sur Fionnula (est-ce qu’un jour on la verra plus de trente secondes ???), mais l’intéressant, pour moi, se trouve quelques minutes plus tôt, devant l’église. Desmond arrive, leur demande ce qu’ils font là, Ben répond quelque chose comme « La même chose que vous, apparemment », et Desmond répond « Voir la mère de Faraday ? »
A ce moment-là, et c’est assez rare pour qu’on le remarque facilement, Ben est décontenancé. Puis tourne les talons.
Alors ?
Ben, père de Faraday ? Qu’en pensez-vous ?

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