let_the_right_one_in_3.jpg

3-5.png

Je ne vais pas vous parler de l’histoire, car soit vous la connaissez, soit vous ne la connaissez pas et cela vaut probablement mieux.

Comme pour tous les films de ce genre, j’avais peur d’avoir peur, et bien que le film ne fonctionne pas trop là-dessus, il y a une scène que je n’ai pas vraiment pu regarder (Lacke qui rentre dans l’appartement d’Eli).
J’aime bien le début du film, le vidage « Ã  la cochon pendu » en plein parc public, les bruits, les matières.
Et puis peu à peu, plus que la peur en fait, c’est la crispation qui l’a emporté.
Crispation devant le blondinet, personnage principal, avec sa morve dégoulinante et sa manie de nager la bouche ouverte. Crispation devant ce qui se passait, bien sûr. Crispation devant la lenteur un peu complaisante du film.

Et puis, tout cette histoire de monstre, de monstre en nous et tout ça, cette pulsion qui pousse Oskar à vouloir tuer, tout ça c’est très joli et très acceptable sous la lumière et Miami et sous les traits du très lisse et, finalement, très correct Dexter… Ça l’est moins ici. J’ai peut-être été trop perturbée par le propos du film pour l’accepter, et j’ai choisi le rejet pur et dur.

Sortie de ce film agacée et à fleur de peau comme rarement.

Parcourez d’autres billets :