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Revision de ce grand classique de la science-fiction à l’occasion de mon séjour à Londres, dans la salle IMAX s’il-vous-plaît (le plus grand écran du pays : 26 mètres sur 20).

Je n’avais vu ce film qu’en VHS ou DVD (il faisait partie des trois premiers DVD que j’ai eus, dans l’édition cartonnée Warner), et je ne l’avais pas regardé depuis bien longtemps. Autant dire que les premières secondes, sur un écran géant, sont absolument saisissantes, cette date (2019), si proche, cette vue de Los Angeles, futuriste par certaines infrastuctures, terriblement présente par son ambiance et son obscurité… Le prologue est tout bonnement magnifique.

En grande fan d’Harrison Ford, je n’ai jamais été complètement emballée par son interprétation dans le film : il y est relativement froid, j’ai l’impression que pas mal d’autres acteurs auraient pu jouer Deckard, et puis, à certains moments, on le sent perdu, ce qui peut parfois coller avec le personnage, mais, à d’autres moments, ça donne surtout l’impression que c’est l’acteur qui ne sait plus ce qu’il a à jouer. Je trouve même que sur certaines scènes (exemple : face à Hauer, à la toute fin) il est carrément mauvais.

Il y a beaucoup de détails que j’adore dans ce film. Sans l’avoir vu depuis des années, certains plans m’ont fait l’effet d’un électrochoc, remontant à ma mémoire comme quelque chose de très vif, c’est assez incroyable. Des plans qui sont comme ancrés en moi quelque part, et que j’avais oubliés, des petits détails (Deckard qui frotte ses baguettes avant de manger ses nouilles, le gros plan sur l’écaille de serpent, le rouge à lèvres de Sean Young, le « volet » chez Tyrell, etc, etc, etc).

J’ai toujours eu un peu de mal avec le personnage de Daryl Hannah, qui est pour moi extrêmement superficiel. Avec le recul, j’ai presque l’impression d’avoir un personnage tiré d’un film de Luc Besson, un personnage prétexte, pour construire un look fantasmé. Dès son arrivée dans le film, j’avoue que je suis moins intéressée.

Quant au fond du film, et à sa fin – il s’agissait ici du tout récent director’s cut de 2007, et d’ailleurs je n’ai jamais vu la première version, avec le happy end – je croyais que tout était plus lisible, plus compréhensible que ça. J’ai vu le film pour la première fois lorsque j’étais adolescente, je suppose que j’avais dû lire quelque chose sur cette fin et qu’après, à la revision, tout m’avait semblé clair. Là, je trouve qu’il est relativement difficile de comprendre réellement la nature de Deckard, tout se fait en léger clins d’Å“ils, en flashs. Je ne me rappelais pas non plus que la fin était si abrupte.

Je ne saurais dire ce que la version de 2007 apporte à la précédente, pour ça il faudrait que je revoie l’autre. Ce qui est sûr, c’est que Blade Runner est un film admirable, qui manque néanmoins, je crois, d’un peu de profondeur et qui s’égare parfois dans des scènes-prétextes assez peu passionnantes. Stylistiquement parlant, c’est magnifique, même si je dois avouer que c’est un univers qui ne me parle que de très très loin.

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