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C’est un sujet qui me tient à cÅ“ur, mais je n’attendais pas le film plus que ça (je n’aime pas les derniers Van Sant que j’ai vus, et je ne suis pas Penn-fanatique), si on excepte bien sûr la présence de James Franco.

Et puis finalement, excellente surprise. J’aime ce Gus Van Sant là, celui qui sait se cacher un peu derrière sa caméra pour mieux laisser vivre ce qui se passe devant, celui qui sait mettre le style de côté pour mieux servir le propos. Du coup, la mise en scène est discrète mais efficace, avec quelques très bonnes idées (le sifflet), et des choix parfaits (que ce soit ce magnifique plan rapproché, presque gros plan, pendant la scène dans le couloir du métro, ou le choix des champs-contrechamps dans la scène de l’assassinat).

Sean Penn est excellent. Emile Hirsch, qui a tendance à m’insupporter, est un peu sur le fil pendant sa première scène puis idéal par la suite. Josh Brolin est parfait lui aussi, dans ce rôle complexe qu’il arrive à interpréter avec très peu de moyens. Diego Luna est un peu mal servi par ce personnage triste et vaguement pitoyable ; Victor Garber est comme toujours impérial.

Et puis lui. James Franco. Incroyable de présence, comme toujours, incroyable de charme, de sensualité. Avec Sean Penn, ils forment un duo sublime, l’histoire d’amour la plus forte de ce début d’année cinéma, qui aura réussi à m’arracher des larmes.

Le propos, ce combat pour les droits de l’Homme, quant à lui, est défendu avec juste ce qu’il faut de scènes-chocs et de scènes-émotions. Des images d’archives, des lumières dans la nuit. Ni trop, ni trop peu.

On se félicite d’avoir avancé depuis ces années-là.
Et puis on se rappelle qu’aujourd’hui en France, comme dans quelques autres pays, les homosexuels n’ont toujours pas le droit de donner leur sang.

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