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« You had me at hello »

Moi, Paul Rudd m’a eu dans cette scène chez Starbucks où il se moque avec une hargne absolument réjouissante de toute sorte d’expressions toutes faites aussi ridicules que répandues (« asap ») et où il se lance dans un mini-monologue sur l’appellation ‘venti’ pour désigner un grand café. Typiquement le genre de personnages qui me plaît et le genre de dialogues qui me fait réellement rire. (Bon, peut-être parce que je m’y reconnais un peu, aussi…)

Et en fait, le film est parsemé de tout un tas de petits détails très très particuliers, voire complètement décalés, insérés dans l’ensemble comme si de rien n’était. Un costume de minotaure, une  responsable de camp d’enfants (ex)cocaïnomane et complètement folle (avec des répliques absolument incroyables, en fait, avec une manière très étrange de … tomber à plat !), un contenu assez osé pour un film qui fait intervenir des « jeunes », un combat de jeux rôles qui parvient à être intéressant…

Il y a de la sincérité à tous niveaux : quand le personnage de Paul Rudd expose son cynisme sur ce qui l’entoure, mais aussi dans la vision des jeux de rôles par exemple (ni ridiculisés ni glorifiés), dans l’évolution du petit Ronnie… La plupart des personnages secondaires sont aussi très soignés (Martin, le roi…)

Dommage qu’il y ait malgré tout de grosses ficelles et des dénouements prévisibles et « gentils », mais le propos du film est franchement original, nuancé et amusant.

Et puis Elisabeth Banks ressemble quand même beaucoup à Rachel McAdams… Et j’aime assez la relation que son personnage entretient avec celui de Paul Rudd.

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