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Heureusement que Clint Eastwood joue dans son film, car il est, de loin, ce qu’il y a de mieux dedans.

Je mets à Gran Torino la même note qu’à L’échange, l’an passé ; pourtant, je dois avouer que je me suis moins ennuyée à celui-ci. Le personnage principal a des côtés amusants, il y a une scène (celle où il s’arrête en voiture pour sauver sa jeune voisine des mains d’une sorte de gang) qui est extrêmement bien jouée, et le reste est plutôt bien interprété dans l’ensemble.

J’ai par contre un gros problème avec le fond de l’affaire, pour moi on aura beau dire tout ce qu’on voudra sur la fin et tout ça, je suis désolée mais j’y vois un discours assez net, même si ça n’est pas un « message », sur les armes à feu, sur la violence.

En fait, plus qu’un discours dans un sens, c’est un non-discours dans l’autre sens. La violence n’est pas enrayée. La petite minette qui se fait tabasser et violer, pas un moment il n’est évoqué que ça puisse être la faute de Kowalski. Et pourtant. L’enchaînement des coups est inévitable, et n’est pas même condamné, à peine souligné, par, peut-être, le prêtre ? Je ne sais plus, mais bon, vu qu’il a un peu le point de vue du nigaud…

Quand à la relation avec le jeune, je la trouve très mal écrite (alors qu’avec la sÅ“ur, c’est un peu mieux), assez superficielle, et surtout, avec de grosses ficelles rouges qu’on voit tellement à 3 kilomètres que je me suis cru dans La petite maison dans la prairie. Bon, j’aime bien cette série hein, et je peux avoir un certain attachement à ce genre de démarches… mais avec un certain second degré quand on arrive à un stade un peu trop « lourd »… Et pour moi Gran Torino et sa morale, c’est exactement du même niveau.

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Bref, j’ai beaucoup de « bons » Eastwood à rattraper donc je devrais peut-être plutôt me rabattre sur ceux-là…

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