
J’aime bien le début, le générique est dynamique, avec un peu de danse, des vignettes partout, des effets comiques.
En fait j’aime bien beaucoup de choses ensuite aussi, des blagues, des situations, etc. Je trouve que Hazanavicius nous donne l’impression d’être un vieux copain qui a réalisé un film et qui a réussi à le distribuer largement : au début, on est contents pour lui, et on s’extasie des blagues osées qu’il a pu faire passer, et on trouve ça vraiment sympa, ah oui, il est doué notre copain. Alors bon, oui, niveau rythme, c’est vraiment du yo-yo. Niveau écriture, il y a de gros moments à plat. Mais c’est pas grave, c’est marrant, et puis il a réussi.
Sauf que bon, on est désormais aux deuxième épisode des aventures de OSS 117 et qu’on peut attendre un tout petit peu mieux.
Donc c’est sympa, Dujardin est très bien comme d’habitude, Pierre Bellemare a quelques répliques (et quelques silences, surtout) fantastiques. Et puis toujours cet humour irrévérencieux, à la limite du politiquement correct, qui est réjouissant. Mais à quand un vrai rythme, un vrai dynamisme ?
2 commentaires à “OSS 117 : Rio ne répond plus (Michel Hazanavicius)”






Oui, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de bonnes idées drôles et neuves dans ce film. Pour ma part, j’en suis ressortie avec l’impression que la sauce manquait de liant, que l’ensemble avait je ne sais quoi de décousu. Je te rejoins donc sur le besoin d’un rythme plus soutenu. Je me suis cependant dit que cela relevait peut être d’un choix délibéré du réalisateur de s’affranchir de la contrainte de faciliter la tâche du spectateur, de l’enlever dans une danse bien ficelée, dans le genre : « Haha! et là, il faudrait s’arrêter et passer à autre chose.. eh bien non! moi j’en rajoute! et pourquoi je devrais faire COMME QU4IL FAUT QUE JE DOIS FAIRE???.. Alors, dis-moi, spectateur, quel effet cela te fait-il? tu n’aimes pas ça? ça t’indispose, hein!.. tu as vu comme je t’embobine d’ordinaire? eh ouais, tu ne l’avais même pas remarqué!! Allez va, sois libre, et prends de toi-même ce qu’il y a de bon à prendre! mais rappelle-toi, je ne suis pas là (que) pour te cirer les pompes.. »
…
Eh ouais, je sais, je délire..
« Délire », non, peut-être pas, mais disons que tu extrapoles beaucoup !
Il faut faire attention au mythe de l’artiste qui s’adresse au spectateur par un message subtil que seuls les initiés comprendront…
Ceci dit, c’est vrai que ce genre de « défauts » sera toujours plus agréable que les atroces formatages des comédies françaises basiques.