star-trek1.jpg

4.png

Je ne connais rien à Star Trek. Mais rien. Je n’ai vu aucun film, et je ne pense avoir vu aucun épisode de la série. Pour moi, jusqu’à il y a peu, Star Trek, c’était une série TV où il y avait des bonshommes en pyjama dans une pièce, qui faisaient semblant de voyager dans l’espace.

Autant le dire tout de suite :  on est dans ce film à mille lieues de cette conception.
Star Trek
version 2009 est un pur divertissement, dynamique et rythmé. Batailles dans l’espace, bagarres dans un bar, joutes verbales, tout s’enchaîne, sans nous laisser une chance de nous ennuyer.
Chris Pine, dans le rôle de Kirk, le héros un peu lisse, s’en sort plutôt pas mal. Le scénario évite justement de lui donner un rôle « Ã  la Luke Skywalker », trop gentil, trop naïf, trop « qui ne plaît pas aux filles ». Mais du coup, McCoy (interprété par Karl Urban, Eomer dans Le seigneur des Anneaux), qui serait plutôt le Han Solo du coin, le « gentil vaurien », n’est pas assez contrasté par rapport à Kirk, et passe complètement au second plan, ce qui est bien dommage. Espérons qu’on le verra un peu plus dans les volets suivants ! Zachary Quinto, vu dans la série Heroes, est vraiment idéal pour le rôle de Spock. Je regrette simplement l’ajout d’une romance, très mal greffée sur le récit, et qui m’a paru bien artificielle, et bien peu dans l’esprit du personnage. Que je ne connais pas. Mais bon.

Enfin, Eric Bana (Hector dans l’infâme Troie de W. Petersen). C’est un acteur qui peut donner le meilleur comme le pire. Ici, il est passable, mais il est affublé d’un personnage de méchant ridicule, sans ampleur, dont les motivations sont peu claires et dont l’apparence peut parfois prêter à rire. Et, c’est bien connu, un bon méchant fait beaucoup pour un film de ce genre, et ce Nero (« Néron » en anglais, mouaif) n’a vraiment pas l’envergure du projet.

C’est en premier ce que je reprocherais au film, car du coup, certains aspects sont flous, certaines scènes d’action sont simplement « prenantes » là où elles auraient pu être époustouflantes, avec un tout petit peu d’enjeux en plus.
Ensuite, le fait que Kirk m’intéresse moyennement, qu’on ne voie presque pas McCoy et que Spock soit un peu rendu « hybride » sentimentalement parlant, ne m’offre pas beaucoup de prise émotionnelle sur le film.

C’est donc avec un réel plaisir que je l’ai suivi, sans jamais, malheureusement, être pleinement plongée dedans.

Je retiens néanmoins des scènes de « space-opera » comme on en voit rarement, des seconds rôles (surprises) émouvants, quelques échappées à la Star Wars amusants (comme la planète de glace, même si ici les décors sentent atrocement le carton-pâte), des paradoxes temporels stimulants (bon, pas comme dans Lost, mais quand même !) et de manière générale, des intentions de réalisation simples et efficaces, ne cherchant pas à nous prendre pour des abrutis. Ça fait quand même plaisir.

Parcourez d’autres billets :