Je trouve que ce cinquième volume commence très fort. Comme je le disais au sujet du tome 4, la fin de La Coupe de Feu nous avait plongés dans une réelle noirceur : le danger est désormais vraiment menaçant pour Harry et pour son camp.
Ainsi, quand deux Détraqueurs arrivent au village des Dursley pour attaquer Harry et son cousin Dudley, c’est assez perturbant car cela signifie que les frontières sont brouillées.
La vraie surprise vient ensuite de l’attitude de Cornelius Fudge, qui discrédite Harry Potter et Dumbledore, réfutant leurs récits au sujet du retour de Voldemort… Ainsi, en plus d’une lutte terrible contre un danger croissant, Harry doit de nouveau résister aux rumeurs et aux exclusions dont il fait l’objet, ce qui est, je trouve, assez cruel mais forcément captivant.
On rencontre aussi toute une foule de personnages qui seront importants par la suite : Tonks, et tous ceux de l’Ordre du Phénix. Luna Lovegood, jeune fille étrange, qui, comme Harry, a vu la mort (et peut donc voir les Sombrals, chevaux étranges et inquiétants) devient quasiment aussi importante que Neville, avec lequel elle partage bien des caractéristiques.
Et puis c’est à nouveau l’heure des doutes autour de Rogue, et de son comportement mystérieux quand Dumbledore lui demande de donner des cours d’occlumancie à Harry : fait-il exprès d’échouer à apprendre à Harry à fermer son esprit aux « visites » de Voldemort ?
Il y a aussi quelque chose de très réussi par rapport au personnage de Dolores Ombrage, qui est certes très caricaturale, mais dont la cruauté et l’extrémisme ont une terrible touche de véracité. La résistance des élèves, via « l’armée de Dumbledore », n’en est que plus touchante.
On plonge plus profondément dans la noirceur : certains personnages sont touchés, d’autres sont tués : le danger n’est plus menaçant, il est là, il atteint son but.
Très dure aussi, l’attitude de Dumbledore dans ce cinquième volume : froid et distant, Harry ne peut plus compter sur lui, à part à la fin. On se dit que si même Dumbledore peut faire de mauvais choix, et faillir, alors qu’il représentait une sorte de sagesse inébranlable, alors tout peut arriver, même le pire…
Voir aussi :
- La saga Harry Potter (J.K. Rowling)
- Harry Potter à l’école des sorciers
- Harry Potter et la chambre des secrets
- Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban
- Harry Potter et la Coupe de Feu
- Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
- Harry Potter et les Reliques de la Mort
2 commentaires à “Harry Potter et l’Ordre du Phénix (J.K. Rowling)”





Un truc que j’ai adoré dans celui-là c’est les lignes d’écriture que doit faire Harry dans le bureau d’Ombrage, en film ça rend pas trop mais en lisant le livre, j’en avais des frissons d’horreur !
Oui !
Eh bien parfait, ça faisait partie des choses dont je voulais parler et j’ai complètement oublié, merci !!!
En effet je trouve ça très fort, très bien rendu, on ressent vraiment la cruauté, l’injustice.
Je n’en ai aucun souvenir dans le film, mais je le revois bientôt…