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Harry Potter est orphelin et élevé durement par son oncle et sa tante. Le jour de ses 11 ans, il apprend qu’il est un sorcier et qu’il doit faire sa rentrée à Poudlard, l’école de sorcellerie. Il découvre aussi qu’il est célèbre, dans ce monde de magie, pour avoir été le seul être à survivre au maléfice lancé par Voldemort, terrifiant sorcier, adepte de magie noire et dont le pouvoir n’avait cessé de grandir jusqu’au soir où, après avoir attaqué Harry, il avait disparu. Mais Harry va vite se rendre compte que Voldemort est désormais de retour, très affaibli, à la recherche de la pierre philosophale, qui lui donnerait l’immortalité et lui permettrait de retrouver sa puissance.

A la sortie du film en 2001, je connaissais à peine les livres de réputation et j’avais été relativement enchantée par ce premier épisode – regrettant néanmoins de ne plus être âgée de 11 ans, car c’est un fabuleux film pour enfants.

Chris Columbus (Maman j’ai raté l’avion, Madame Doubtfire) signe ici un film efficace, sans génie, mais rythmé, bien construit, et surtout, très cohérent. Les décors sont soignés, fidèles au livre, et propices à l’imagination, sans faute de goût ; les interprètes sont très bien choisis, de Ron (Rupert Grint) à Rogue (Alan Rickman, le meilleur de tous probablement), en passant par McGonagall (fascinante Maggie Smith), Hermione (Emma Watson), Hagrid (Robbie Coltrane) ou Drago (Tom Felton, parfaitement détestable et pitoyable à la fois). Dumbledore est ici interprété pour la première et avant-dernière fois par Richard Harris. La musique de John Williams n’est pas des plus originales mais produit un thème facilement mémorisable.

Tous les acteurs semblent prendre du bon temps ; la première partie du film s’acquitte très bien de sa mission d’introduction et de présentation, avec l’émerveillement de découvrir les lieux et les univers (le chemin de traverse, le Poudlard Express, Poudlard…) ; puis il bascule assez habilement vers une deuxième partie, resserrée autour de la pierre philosophale et des aventures qui s’en suivent.

Ainsi pour moi, même si le film ne me produit pas grand frisson ou un enthousiasme débordant, c’est un premier épisode très réussi, qui répond au cahier des charges, avec les ingrédients essentiels d’un bon film pour enfants : un petit éclair d’innocence et d’émerveillement, et le désir de voir la suite, bien entendu.

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