Là-haut (Pete Docter & Bob Peterson)

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Un vieil homme solitaire et grincheux décide de faire s’envoler sa maison en y attachant des centaines de ballons, afin de la déposer à l’endroit dont lui et sa femme ont rêvé toute leur vie.
Peu après le « décollage », il s’aperçoit qu’un petit garçon a été malencontreusement emmené pour le voyage.

Visible en 3D dans certaines salles, Là-haut se présentait dans sa bande-annonce comme un film d’aventures coloré avec un schtroumpf grognon à la barre. Au final, et c’est tant mieux, la bande-annonce ne nous montrait qu’une infime part de ce qu’est le film (comme pour WALL-E à l’époque). Le studio Pixar nous offre une fois de plus une qualité d’animation et de scénario au-dessus de la majorité du reste de la production animée.

La structure du récit se rapproche d’ailleurs assez de celle de WALL-E : un début presque sans dialogues, présentant le personnage, puis la rencontre, puis les aventures, puis le retour.
Le moment le plus réussi du film se situe presque au tout début, avec un long passage, presque muet, nous présentant de manière accélérée la vie du couple, et réussit, à l’instar du générique de Spider-Man 2, à émouvoir profondément en quelques minutes. Les enjeux sont placés, les gags de la bande-annonce et le caractère du vieil homme s’en trouvent réévalués et tout n’en devient que plus riche.

La suite, plus axée sur l’aventure, part dans d’autres directions, avec des créatures en tout genre, plus fantaisistes les unes que les autres, et clairement comiques.

Je n’ai pas envie d’en dire beaucoup plus car j’ai énormément apprécié ne quasiment rien savoir du film, et être réellement surprise par rapport aux images et extraits vu par-ci par là.

En tout cas, avec des thématiques fortes (la vieillesse, l’amour – sous différentes formes -, le rêve), Là-haut ne se hisse pas jusqu’à WALL-E et à ses variations métaphysiques, mais réussit, une fois de plus, le pari de la qualité technique associé à celle du récit, avec toujours cette pointe d’humour et de poésie qui fait la marque Pixar.

A noter que le court-métrage traditionnel de début de séance, Partly Cloudly, est très inventif, très fantaisiste et très touchant. Attention : tous les cinémas ne le diffusent pas. Renseignez-vous !


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6 commentaires à “Là-haut (Pete Docter & Bob Peterson)”

  1. Le début est vraiment du drame comme on en voit peu, je ne m’en suis pas remise, par contre une fois l’aventure entamée j’ai trouvé que ça baissait de qualité (mais bon à l’échelle Pixar quoi), bref un des Pixar que j’ai le moins aimé finalement, trop inégal…

    • Oh pour moi on reste vraiment dans du très bon.
      Cars, par contre…. Celui-là je ne m’en remets pas, tellement il est en-dessous des autres…

  2. Je crois que je n’ai jamais autant pleuré dès le début d’un film… et la fin c’était pareil, en sortant du film j’étais carrément inconsolable! Pour l’histoire et les aventures, j’ai aussi beaucoup aimé, pas du niveau de Wall-e, mais quand même… avec une préférence pour Russell et Carl. Par contre la 3D c’est pas mal mais je m’attendais à mieux.

    • La 3D est seulement une petite valeur ajoutée ici, en effet. Rien d’extraordinaire, pas d’effet en particulier… Disons que ça donne un peu de relief et donc de profondeur, mais ça n’est pas indispensable.
      Chose que je ne dirais pas pour Coraline ou surtout sur La légende de Beowulf

  3. Comme vous, le début m’a complètement assommée. L’aventure était très sympa, mais les chiens qui parlent j’avoue ça m’a un peu sortie de la chose par moment. Par contre comme quand Wall-E se met à détruire sa maison, j’ai été complètement bouleversée par Carl qui laisse sa maison s’en aller. Même si au final elle arrive pile au bon endroit, j’ai trouvé ça… pfiou…

    Pas mon Pixar préféré, mais ça reste excellent quand même!

    PS: non Cars c’est pas nul! ;)

  4. Il y a beaucoup de moments touchants en effet.
    Mais mine de rien, le film s’oublie assez vite, je trouve… Probablement parce que je n’ai pas eu le temps de le revoir.

    Et Cars, c’est non :-) J’espère que la mode sera passée parmi les bambins d’ici le jour où j’aurai des enfants…

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