3-5.png

Deux frères sont spécialisés dans les arnaques de haut vol. Rien n’est impossible pour eux et les mises en scène sont toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Lorsqu’ils s’attaquent à une riche héritière excentrique, ils ne se doutent pas qu’ils vont avoir à faire à une charmante manipulatrice qui cache bien son jeu. [source : Allociné]

[On a donc, comme titre en VO : The Brothers Bloom ; mais « Les frères Bloom » c’était un peu trop compliqué, mieux vaut une bonne vieille formule, on a probablement hésité avec « Arnaqueurs malgré eux »]

Eh oui, la voilà, la raison de découvrir Brick l’autre jour : c’était parce que le second film de Rian Johnson vient de sortir en salles.

Et cette fois, ça ne rigole plus, les moyens sont là, et le casting aussi : Adrien Brody (Le pianiste, King Kong…….), Mark Ruffalo (30 ans sinon rien, Ma vie sans moi, Zodiac…….), Rachel Weisz (La momie, The Constant Gardener, The Fountain…), Rinko Kikuchi (Babel…)
Il se trouve que j’aime beaucoup les trois premiers, qui se trouveraient très haut dans un classement de mes acteurs préférés.

Heureusement, la déception Brick m’a fait revoir mes attentes à la baisse, et c’est tant mieux.

Il y a tout de même dans ce deuxième travail beaucoup plus de maîtrise, à tous les niveaux – même Nathan Johnson, frère de, a fait de sérieux progrès à la musique. Les acteurs s’amusent, sont contents de porter des costumes taillés sur eux et les filles profitent de quelques scènes comiques pour faire autre chose que les faire-valoir féminins. Rinko Kikuchi, abonnée décidément aux rôles muets, est parfois assez amusante dans ses gimmicks d’arrière-plan.

Malheureusement, j’y vois toujours le même défaut : beaucoup d’apparence, beaucoup de factice, beaucoup de tape à l’oeil, pour un fond que je n’arrive jamais réellement à saisir et qui ne me parle absolument pas.

J’aimerais pouvoir voir dans cette histoire une sorte de mise en abyme, par rapport au personnage de Mark Ruffalo, qui se sent toujours obligé d’écrire tout à l’avance, et pour qui le factice contient plus de vérité que le réel.
Ça pourrait se tenir, et ces éléments pourraient être passionnants, pourraient trouver une résonance par rapport au film lui-même. Mais, à mon sens, ça ne fonctionne jamais ; comme Adrien Brody, on attend l’authentique, mais il ne vient jamais.

De manière générale, je conseillerais malgré tout davantage ce film-ci plutôt que le précédent, dans le sens où il remplit un certain quota de divertissement. Quelques scènes sont belles, d’autres drôles, même si rien ne m’emballe jamais. Reste le plaisir de voir ces trois acteurs, filmés comme de beaux objets et très bien valorisés physiquement.

Mais que tout ça manque de texture…

Parcourez d’autres billets :