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Dans un hôpital des années 20, la petite Alexandria s’ennuie, avec son bras cassé. Elle rencontre Roy, cascadeur accidenté, et s’attache à lui, car il sait lui raconter des histoires passionnantes. Mais Roy est un homme brisé, désespéré, prêt à tout pour en finir. Les contes qu’il invente au fur et à mesure pour amadouer la petite se mêlent peu à peu avec la réalité…

Ce film n’est pas sorti au cinéma mais j’ai eu la chance de le découvrir directement en Blu-Ray, ce qui fait tout de même honneur à la somptuosité de l’image.

Tarsem Singh prend un plaisir contagieux à composer ses images, pleines de couleurs, de dynamiques, filmant des structures architecturales très fortes, des paysages incroyables. L’artificialité est là mais dans le sens où la main de l’homme n’agit que pour sublimer l’existant, tout comme la patte du cinéaste n’est là que pour mettre en valeur les objets et personnages qu’il filme.

Ainsi, le film arrive à me happer esthétiquement dès les premières images. Mais ça ne s’arrête pas là, car ce mélange progressif entre conte et réalité est quelque chose qui me plaît beaucoup, et qui est ici mené avec une progression très mesurée. De plus, les interprètes (Catinca Untaru dans le rôle d’Alexandria, et Lee Pace dans le rôle de Roy, que vous avez pu voir dans Pushing Daisies) sont peu, voire pas connus, mais leur expressivité est étonnante et j’ai trouvé le film vraiment bouleversant à diverses reprises, dans cet attachement qu’Alexandria voue à Roy, et la cruauté et l’égoïsme (qu’on ne peut par ailleurs que comprendre) de Roy en retour, et leur détresse infinie.

Un film un peu ovni, non dénué de défauts, mais qui, je trouve, méritait une sortie en salles…

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