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Lincoln Six-Echo et Jordan Two-Delta sont deux des habitants d’une colonie souterraine où vivent les derniers survivants d’une catastrophe biologique qui a décimé la Terre. La vie y est très réglementée et cadrée ; seul un événement vient régulièrement éveiller les espoirs : le tirage de la loterie, qui désigne une personne qui aura la chance d’aller sur « l’île », dernier site préservé. Mais, peu à peu perturbé par de petits détails, Lincoln Six-Echo commence à se poser des questions sur cet environnement…

Je ne suis pas vraiment fan de ce que fait Michael Bay, même si j’y trouve une certaine source d’amusement de temps en temps. C’est donc haut-la-main que ce film se classe en première place du classement « Filmographie de M. Bay ».

L’histoire est vieille comme Socrate, dérivé futuriste du mythe de la caverne, mais l’ensemble, sans être révolutionnaire (d’ailleurs jamais il ne prétend l’être), tient plutôt bien la route, et le propos n’est pas désagréable. Je n’en dirai pas plus pour préserver un peu le scénario. L’univers de la colonie a été précisément créé, et est suffisamment décrit (sans trop d’insistance) pour que l’on comprenne vite les enjeux.

Scarlett Johansson est bien entendu charmante, mais surtout, Ewan McGregor apporte une touche de fantaisie vraiment salvatrice dans l’univers très carré-efficace de Bay. Son plaisir de jouer dans toutes sortes de films, toutes sortes de genres, est toujours beau à voir.

Beaucoup plus posé que les autres opus du réalisateur, avec un scénario un peu plus riche à mon goût, et des interprètes inhabituels, The Island est un film que j’ai eu du plaisir à revoir, qui fonctionne bien et qui, sans aller très loin, ne se contente pas d’être un film d’action bête et méchant, avec trente plans par seconde et de l’humour de fond de placard comme seuls ressorts cinématographiques…

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