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Léna se débat avec ses deux enfants, car elle s’est récemment séparée de leur père, Nigel. Têtue, indépendante et trop sensible, elle se heurte aux remontrances de sa sÅ“ur, dont la vie familiale semble plus idéale, et aux reproches étouffants de ses parents.

Ce genre de cinéma français, avec une phrase comme titre et des propos dépressifs, n’est pas forcément ma tasse de thé. Mais Chiara Mastroianni a tendance à éveiller ma curiosité.

A dire vrai, j’ai un peu oublié ce film, trois mois plus tard, mais il ne m’avait pas été totalement désagréable – à l’exception du conte breton en milieu de film, tant loué par certains critiques, que je trouve abscons et faussement profond. Ce qui m’a le plus agréablement surprise, c’est que le film défend la féminité, défend les mères, les filles (surtout les filles), les sÅ“urs, et tente de montrer à quel point ces liens familiaux sont complexes, inextricables, vitaux et insupportables. Léna est parfois agaçante, dans son égoïsme, son inflexibilité, ses caprices, mais je trouve le personnage assez juste, malgré tout. J’aime bien le traitement de la copine du frère, qu’on prend pour une idiote, et qu’on considère forcément comme « l’étrangère », celle qui gêne.

En somme, ce n’est pas forcément un film que je reverrais, mais je l’ai trouvé plutôt bien écrit, assez touchant, et avec un vrai regard engagé dans sa manière de dépeindre cette famille et ses tensions.

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