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Le fils d’une famille aristocrate disparaît mystérieusement. Sa fiancée écrit à son frère afin qu’il parte à sa recherche. Ce dernier se hâte de regagner la demeure paternelle, qu’il avait quittée longtemps auparavant, à la mort de sa mère. Mais c’est trop tard : on retrouve le corps du frère dans les bois, sans vie. Dès lors, il va s’agir de trouver le coupable, et de le venger.

Voilà un film que je n’aurais pas vu si je ne m’étais pas laissée influencer par des paroles du type « C’est très bien fait », « C’est vraiment sympa ».

Donc non. Ça n’est – réellement – ni l’un ni l’autre. Comme l’indique le titre, il s’agit de loup-garou, et s’il y a une vague réflexion sur la limite entre l’humain et l’animal, elle ne va jamais jusqu’au fond des choses. Benicio Del Toro tient le rôle principal mais, sans être mauvais, il n’est pas franchement impressionnant. Emily Blunt est, comme d’habitude, assez oubliable, même si elle s’en sort honorablement. Anthony Hopkins est en revanche à la limite du correct, surtout dans la seconde partie du film. La seule étincelle d’intérêt pour moi a été Hugo Weaving, qui, dans le rôle d’un inspecteur rationnel, tente de s’amuser un peu ; malheureusement, il est vide bridé par la non-écriture de son personnage (et c’est dommage, car il y aurait pu y avoir quelque chose de très intéressant à son niveau, une évolution face à la réalité, qui n’est finalement qu’esquissée).

Côté scénario, ça fonctionne sur une enquête, sur un mystère, et malheureusement, si on a des soupçons pendant les premières minutes, ils s’avéreront être confirmés par la suite, ce qui est forcément un peu décevant.
Le plus intéressant est mal exploité. La frontière entre l’humain et l’animal, donc, et les conflits que cela provoque ; mais aussi tout un pan du film où, d’un coup, apparaît le subconscient, la symbolique du loup-garou, en lien avec l’histoire familiale de l’un des personnages. Ce passage est vraiment pas mal vu, et fonctionne assez bien, même s’il manque quelque chose que je ne saurais identifier.
L’ambiance n’est pas inintéressante, et puis l’ensemble se suit, ça n’est pas honteux ; quelques scènes sont sympathiques (à Londres en particulier) ; mais sinon, c’est l’ennui, l’ennui et l’ennui. Et jamais assez mauvais pour être drôle…

On notera Geraldine Chaplin dans un rôle ridicule de gitane qui ne sert à rien, et un combat inénarrable entre deux loups-garous, où pour plus de lisibilité dans l’action, on a choisi que l’un porte une chemise et l’autre pas. Fantastique.

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