
Tiana et Charlotte ont grandi ensemble à la Nouvelle-Orléans. Charlotte, fille de famille riche, ne rêve que d’une chose : épouser un prince. Tiana, elle n’a qu’un rêve : accomplir celui de son père, de monter un restaurant. Avec plusieurs emplois et cette seule idée en tête, elle n’a guère de temps pour penser au grand amour.
C’est un Disney tout à fait classique que celui-ci, en 2D, avec un graphisme à l’ancienne, mais parsemé de jolies touches de fantaisie grâce à l’univers (Nouvelle-Orléans, jazz, vaudou…) qui en fait un dessin animé finalement assez à part.
Tout fonctionne bien ; les voix (en VO du moins) sont magnifiques et musicales, pleines de contrastes, et l’histoire est vraiment très mignonne, très touchante.
Le personnage de Tiana est, encore une fois, assez classique dans son évolution, mais a un petit quelque chose en plus ; le prince suit lui aussi un chemin relativement attendu, mais son caractère désinvolte et paresseux lui ajoute une particularité qui le distingue du prince tout-venant.
Un vrai méchant inquiétant qui fait de la magie noire, des princesses, des robes, des rôles secondaires animaliers attachants, de bonnes chansons (même si Randy Newman fait, pour la 50000ème fois, la même chanson), tout est réuni pour que tout fonctionne, et probablement sur tous les âges. Le tout sur un rythme qui tient bien, où les scènes s’enchaînent avec fluidité.
Le film s’aventure beaucoup du côté de l’imaginaire, les personnages rêvent beaucoup, et c’est en cela qu’ils sont beaux. Mention particulière au personnage de la luciole amoureuse d’une étoile, qu’elle prend pour une autre luciole.
La, ou les morales qui concluent le film sont elles aussi assez mignonnes (le destin du crocodile, le destin de la luciole, et même le destin des deux personnages principaux – même si un deus ex machina vient rétablir l’ordre…) et plutôt malignes.
Bref, un vrai bon Disney !
6 commentaires à “La princesse et la grenouille (Ron Clements & John Musker)”





Oui c’est un bon retour à l’animation « traditionnelle » pour Disney.
Et moi qui souvent pour ce qui concerne les Disney allait voir facilement les films en VF par facilité (ce qui ne m’arriverait jamais hors du genre de l’animation bien sûr^^), je tenais à voir celui-là en VO pour conserver l’ambiance cajun, et j’ai bien fait. C’est typiquement le genre de film d’animation qu’il faut absolument voir en VO, sans quoi on perd toute l’âme du film.
Yep il a enchanté tout le monde, j’ai particulièrement aimé le côté sombre/vaudou et puis le design du numéro Almost there.
Ouiiii! Et c’est très bien dit!
Vu aussi en vo (je ne pouvais me résoudre de le voir en vf, je voulais écouter absolument les accents du sud…), j’ai beaucoup aimé, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un Disney ‘comme avant’. Et puis je suis décidément fan de cette région, musique, origines, ambiance… Un beau film que tu décris très bien!
J’avoue que je vois quasiment toujours les films d’animations en VO, même si c’est vrai que parfois la question peut se poser. Le peu de fois où j’ai vu des extraits de Miyazaki en VF, ça a un peu coincé… mais bon.
C’est sûr que sur ce film-là, les voix et les accents font tellement partie du tout, que ça me semble essentiel !
QUelle horreur, voir u film d’animation asiatique en VF, je ne supporterais pas moi non plus !! ^_^