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Un jeune garçon timide, qui peine à trouver sa place dans sa tribu de Vikings tous plus forts, audacieux et sans merci les uns que les autres, essaie de faire comme ses camarades et tente de tuer un dragon. Il arrive effectivement à en blesser un, de l’une des plus terrifiantes espèces, mais la féroce créature lui réserve bien des surprises, à lui et à son peuple…

Ce film d’animation Dreamworks est parmi ce que le studio a fait de mieux (ce qui n’est pas difficile quand on pense à Gang de requins ou même au triste Shrek 3).

Le scénario fonctionne vraiment bien, dans un univers amusant et assez inattendu (les Vikings, les dragons), qui donne à l’ensemble un ton finalement très sombre. C’est ça qui surprend le plus : que ce soit au niveau de l’image, très axée sur les bruns, les gris, les noirs, mais aussi sur le plan de l’intrigue (le héros est blessé !)
Tout repose sur le caractère du jeune garçon, qui est « différent » parce qu’il ne veut pas participer à la guerre et qu’il y est mauvais, et qui s’oppose à cause de cela à son père, grosse brute vaguement insensible. La scène où père et fils pourraient se « réconcilier » mais finalement n’y arrivent pas est d’ailleurs très réussie : ils n’arrivent pas à se parler.
L’identification marche donc facilement et peut toucher un large public.
La relation avec le dragon Toothless (littéralement, « sans dents », Crokmou en VF) est mignonne et touchante, la créature est bien faite, un peu inquiétante mais aussi craquante.

J’ai malheureusement quelques réserves sur ces deux personnages : le garçon m’ennuie assez vite, en fait, car il est à la fois timide et assez arrogant, en tout cas, j’ai un peu l’impression de voir tous les traits typiques de l’ado américain et bizarrement ça coince. Sensation renforcée par ses camarades, et en particulière la « copine qui a l’air d’une dure et qui en fait est super sensible ».
Quant au dragon, je le trouve un peu trop mignon, un peu trop félin, pas assez dangereux, pas assez terrifiant.
Je trouve que finalement le film manque de contrastes, de ruptures, voire de finesse.

Ça reste malgré tout une belle expérience ; en 3D certaines scènes sont vraiment virtuoses ; mais je suis désormais trop ralliée à la cause de Kung Fu Panda (voir mes avis ici et ici) pour ne pas préférer les aventures du Big Fat Panda, que je trouve plus touchantes et beaucoup plus drôles. Kung Fu Panda fourmillait de détails là où ici finalement, tout est assez classique.

(A propos, Gary Oldman, Michelle Yeoh, Jean-Claude Van Damme et Victor Garber – oui, Monsieur Bristow ! – viennent de rejoindre le casting vocal de Kung Fu Panda : the Kaboom of Doom !)

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