Un lézard domestique, un peu comédien, se retrouve malencontreusement perdu au bord d’une route en plein désert. Livré à lui-même, il va enfin pouvoir réaliser son rêve : incarner un héros et se faire des amis.

La bande-annonce déjà ne m’emballait pas : je ne suis pas très cliente de l’aspect visuel du film, même si je le trouve très soigné et même si l’animation est très réussie.
Et finalement, pas de surprise lors de la vision du film : on est là dans un projet typiquement à la Pirates des Caraïbes (dont on retrouve le duo réalisateur-acteur) : quelque chose qui tient la route mais qui manque un peu d’âme. Assez prévisible, l’histoire de Rango laisse à désirer sur le plan du dynamisme et du brio : on arrive même à s’ennuyer en plein milieu du film… Les moments d’action sont rares et peu palpitants, et le reste, sans être inintéressant, n’est pas passionnant ; certains détails n’existent que pour amener un seul gag. Le film cherche sa profondeur dans les questionnements de Rango sur son identité, et se veut référentiel par rapport au western, mais reste malheureusement très en surface sur les deux plans.
Dans sa tonalité, le film refuse l’approche d’innocence et d’émerveillement propre aux Å“uvres qui s’adressent prioritairement à la jeunesse ; mais il rate aussi une approche plus adulte, car il ne choisit pas non plus la carte de la maturité…
Sans foncièrement déconseiller Rango, je trouve simplement que nous voilà avec un énième film « adolescent » et « sympa », à consommation plaisante (l’ensemble reste malgré tout assez correct, se regarde sans déplaisir, et quelques passages amusants fonctionnent) mais rapide (dans deux jours j’aurai tout oublié). Pas très inspirant…

Note : ★★★☆☆☆

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