A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

J’ai vu Intouchables il y a maintenant plusieurs semaines, bien avant sa sortie, lors d’une projection « label des spectateurs UGC ». (Pour ceux qui ignorent ce que c’est : il s’agit de projections à laquelle sont invités, un peu au hasard, des spectateurs abonnés UGC. Le titre du film n’est pas révélé, on ne sait donc pas ce que l’on va voir. A l’issue de la projection, on remplit un questionnaire ; selon les réponses, le film se verra attribuer, ou non, le label.)

Je ne savais donc absolument pas ce que j’allais voir, et j’ai été assez décontenancée par le début du film, je ne savais pas si je voyais un navet du genre Taxi, ou s’il y avait bien un petit quelque chose de différent ici. C’était la deuxième solution.

J’ai écrit un avis rapide sur filmdeculte.com, que vous pouvez lire.

Aujourd’hui, avec le succès du film, j’y repense, et je reconnais qu’il y a dans l’entreprise un côté « bonne conscience » et « journée de la gentillesse » qui peut être assez ennuyeux. Je reconnais aussi que tout le discours sur l’art et la musique classique a des airs de démagogie puante. Pourtant, je peux vous dire que je suis généralement très sensible à ce genre de propos abrutis, mais ici, je trouve qu’il y a quelques grammes de nuance en plus, qui différencient ça des blagues du premier beauf venu. Peut-être que je me trompe… Mais je me souviens en tout cas avoir passé un très bon moment devant ce film et avoir été très agréablement surprise. Si vous n’allez pas le voir de peur de cette avalanche de bisounours, bah, je vous comprends, mais je ne m’en fais pas, vous le rattraperez à la télé…

Note : ★★★★☆☆

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