Bien qu’en phase terminale d’un cancer, la jeune et jolie Annabel Cotton est animée d’un amour profond de la vie et de la nature. De son côté, Enoch Brae a cessé d’avoir envie de faire partie du monde depuis que ses parents sont tragiquement morts dans un accident. Lorsque ces deux êtres à part se rencontrent à un enterrement, ils se découvrent d’étonnants points communs. Pour Enoch, dont le meilleur ami se trouve être le fantôme d’un pilote de guerre kamikaze, et Annabel, qui voue une fascination à Charles Darwin et à la vie de toute créature, c’est le début d’une relation exceptionnelle. En apprenant la mort imminente d’Annabel, Enoch propose de l’aider à vivre ses derniers jours avec intensité, au point de défier le destin, les traditions et la mort elle-même.

J’aime à peu près un film de Gus Van Sant sur deux, et généralement, mes préférés sont ses moins personnels… Celui-ci, je pense même que j’aurais fait l’impasse s’il n’y avait pas eu Mia Wasikowska dans le rôle principal.

J’aime assez tout ce qui se rapporte au fantôme du japonais, personnage romantique et élégant, ainsi que tous les petits détails de scénario, de décor, de costumes… Malgré tout, tout ça ne m’évoque pas grand-chose, au point que je trouve carrément le film un peu creux. Une belle coquille vide. Les deux acteurs principaux sont jeunes et jolis, bien habillés, mais font parfois plus l’effet d’une page de catalogue animée. Mia Wasikowska évidemment dépasse ce cadre en insufflant de l’émotion là où elle le peut – et, miraculeusement, elle y arrive parfois – mais on la sent un peu à l’étroit dans ce rôle qui lui donne si peu à moudre. Jane Adams aussi apporte son talent à son tout petit rôle de tante incomprise, personnage touchant. Mais pour le reste, je suis restée assez en-dehors de ce très bel objet. Une autre fois, Gus -  et vivement un film de commande.

Note : ★★★★☆☆

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