Harry Potter et la Coupe de Feu (Mike Newell)

Harry Potter et la Coupe de Feu (Mike Newell)

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Cette année à Poudlard est organisée le Tournoi des Trois Sorciers, destiné à faire concourir trois élèves âgés de plus de 17 ans, chacun venant de l’une des trois écoles de magie participantes. Or, une fois que les trois champions ont été désignés par la Coupe de Feu, c’est le nom de Harry Potter qui sort. Lié à la coupe par un sortilège, il n’a pas d’autre choix que de participer à la compétition, malgré les dangers immenses que cela implique…

Je vous renvoie à mon avis de l’époque pour voir ce que je pensais de ce film à sa sortie.

Ainsi, oui, ma note ne change pas, mais après revision du troisième volet, la tendance se confirme, et c’est probablement à ce jour l’épisode cinématographique de Harry Potter que je préfère.

Je ne vais donc pas répéter ce que je disais en 2005, mais en effet, ce qui fait pour moi la différence avec le 3, c’est un scénario plus riche – là où l’autre avait de son côté, indéniablement, la mise en scène…
Pourtant, là encore, le quatrième tome était un livre encore plus long que les précédents, et là encore, les coupes sont larges, trop larges, mais inévitables (le film dure déjà 2h30 !)

Physiquement, il est toujours très étrange de voir à quel point Daniel Radcliffe continue d’être en décalage avec ses deux camarades. Évidemment, on peut voir cela comme une matérialisation du décalage du personnage, qui grandit trop vite… mais il faut avouer tout de même que des trois, c’est probablement lui qui s’en sort le moins bien au niveau du jeu… mais c’est un rôle difficile et relativement ingrat.
Amusant de voir l’ami Robert Pattinson, idole des jeunes depuis Twilight (que je n’ai pas vu), pour lequel je n’ai aucune admiration particulière mais aucun rejet particulier non plus ; à vrai dire, je trouve son interprétation de Cedric Diggory très solide, très proche du livre.

Car oui, malgré les coupes, les raccourcis, les accélérations malvenues, le film réussit le miracle d’être malgré tout assez fidèle à l’esprit du livre. Bien sûr – et en 2005 je n’aurais jamais pensé dire ça un jour – le livre est bien plus puissant. Mais cette scène finale, dans le cimetière, bien que trop rapide, est tout de même très réussie. Le film donne l’idée d’un véritable tournant, comme si les choses sérieuses commençaient réellement à partir de là. Ce qui est exactement le cas du livre.

Je regrette : la mise à l’écart des elfes de maisons (forcément préjudiciable pour la suite) et de Percy Weasley, l’arrivée trop rapide des deux autres écoles, la coupe du monde passée en deux coups de cuillère à pot et bâclée dans ses enjeux, et la suppression de toute vie scolaire parallèle au tournoi…

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Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban (Alfonso Cuaron)

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban (Alfonso Cuaron)

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Lassé de se faire molester chez son oncle et sa tante, Harry Potter décide de quitter le foyer des Dursley plus tôt que prévu. Il sort et tombe sur un bus magique qui l’emmène à Londres. Il apprend peu après qu’un dangereux meurtrier, Sirius Black, s’est échappé de la prison d’Azkaban, et qu’il n’a qu’un seul but : retrouver Harry et le tuer…

C’est certainement, de tous les films de la série à ce jour, celui qui a le plus de style. Depuis les premières secondes jusqu’au générique de fin, cet épisode se distingue de tous les autres par ses choix esthétiques et par sa mise en scène beaucoup plus présente.

C’est étrangement quelque chose qui me dérange pendant les scènes à Privet Drive chez les Dursley (une image un peu trop réaliste à mon goût, un peu trop moderne aussi) mais par la suite, qu’on adhère aux choix ou non, il est indéniable qu’il y a ici une signature et une inventivité très fortes. Même John Williams essaie de se casser un peu la tête pour sa bande originale.

Du côté de l’adaptation, alors que ce tome 3 n’est pas très long (comparé aux suivants) mais l’est néanmoins plus que les deux premiers, on commence à sentir quelques coupes, par-ci par-là. Rien de gênant néanmoins car cette fois, le déroulement du temps est intelligemment marqué (à travers, en particulier, le saule cogneur à travers les saisons, drôle et poétique) et le récit s’articule vraiment bien.

Comme je le disais pour le livre, je suis un peu bloquée par le paradoxe temporel (en effet, si, dans la « première réalité », Harry et ses amis reçoivent des cailloux, cela signifie que la « deuxième réalité » a déjà eu lieu, ce qui est bien sûr logiquement impossible). On est là plus dans le clin d’Å“il, l’artifice amusant, mais c’est dommage, je trouve. L’adaptation n’y est pour rien, évidemment.

La grande réussite de cet épisode, ce sont ses personnages, car David Thewlis est parfait en Lupin, et, bien sûr, Gary Oldman est idéal dans le rôle de « l’infâme meurtrier Sirius Black ». Et puis Rogue. Enfin, il prend un peu plus d’épaisseur et son ambiguïté devient un (petit mais réel) moteur. De manière générale, tous les acteurs semblent bien dirigés et sont moins en roue libre que dans La Chambre des secrets. Les jumeaux Weasley commencent à prendre un peu de temps à l’écran, et le casting est parfait là aussi. Michael Gambon remplace Richard Harris (suite au décès de ce dernier) et interprète un Dumbledore moins débonnaire, mais qui ne s’en adapte que mieux à l’évolution du personnage.

Au rayons des effets spéciaux, les Détraqueurs sont bien faits et glaçants comme il faut, la scène du Magicobus est époustouflante, Buck l’hippogriffe a une vraie présence, et la carte du Maraudeur est fascinante.

En revanche, étrangement, je ne trouve pas ce film tout à fait dans l’esprit des livres… Sans trop savoir à quoi cela tient précisément. En tout cas, beaucoup d’éléments de l’histoire sont sacrifiés, et, si ces manques ne sont pas un handicap pour cet épisode-ci, ils lestent un peu la suite (on ignore Percy Weasley, on fait faire de la magie à Harry dans son lit pendant les vacances sans que cela soit grave, on ne connaît pas les circonstances de la création de la carte du Maraudeur, ni ce qui liait les créateurs, ni qui ils étaient…)

Mon plus gros regret serait que le récit est, à mon avis, moins fort émotionnellement qu’il ne pourrait l’être à certains moments, à cause d’un regard de metteur en scène certes expert mais parfois un peu distant.

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Harry Potter et la chambre des secrets (Chris Columbus)

Harry Potter et la chambre des secrets (Chris Columbus)

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Avant sa deuxième rentrée à Poudlard, Harry Potter est averti par Dobby, un elfe de maison, qu’il court un grand danger. Souhaitant plus que tout retrouver l’école, qu’il considère comme sa vraie maison, Harry ne prend pas au sérieux ces menaces. Pourtant, dès son arrivée, des événements de plus en plus étranges vont se produire : il entend une voix terrifiante que personne d’autre n’entend, des objets ensorcelés semblent s’en prendre à lui, il se découvre des pouvoirs inconnus et lorsque des élèves se font mystérieusement pétrifier, c’est lui qu’on accuse…

Cet épisode est pour moi, au cinéma, nettement plus faible que le premier, car beaucoup plus axé sur l’action, et du coup plus faible sur les personnages et sur les enjeux, mais qui se sauve par quelques scènes de bravoures réussies.

Le charme de l’introduction est passé ; la construction et la progression du film ne sont plus aussi fluides que dans le premier épisode. Déjà, alors que le livre n’est pas très long, on sent les coupes, on sent les accélérations dans le temps, on ne se repère que grâce à quelques dates (l’anniversaire de Harry, la rentrée, Noël…) qui s’enchaînent sans un réel sentiment d’ellipse.

Au niveau des acteurs, Daniel Radcliffe a déjà grandi deux fois plus vite que ses camarades Rupert Grint et Emma Watson, dont les visages et les voix sont encore très enfantins. Le rôle de Drago se limite à une opposition systématique, peu subtile et Tom Felton s’en sort assez mal, se contentant d’appuyer exagérément les consonnes occlusives (dont le terrible P de Potter, qu’il prononce toujours de la même manière). Alan Rickman n’a rien à faire, vu le faible rôle donné à Rogue, à part peut-être dans la scène des duels – et son ébahissement devant Harry parlant le Fourchelang. Les autres professeurs ne se distinguent pas tellement non plus ; Kenneth Brannagh nous offre une prestation cartoonesque amusante mais encore une fois assez peu subtile. Le vrai nouveau, et de taille, c’est Jason Isaacs dans le rôle de Lucius Malefoy, qu’il interprète avec un certain talent, même si l’écriture du personnage n’est pas encore au rendez-vous. Quant à Christian Coulson, il campe un Tom Jedusor bien faiblard par rapport aux enjeux.

La scène épique finale perd ainsi beaucoup par rapport au livre. Tout est diminué en intensité, depuis le combat avec le basilic avec l’arrivée du phÅ“nix et la découverte de l’épée : tout cela était beaucoup plus haletant et émouvant à l’écrit. Quant à la conclusion autour de Hagrid, elle est démesurément allongée, démesurément tire-larmes, alors qu’il n’y a pas assez de matière pour tirer quoi que ce soit…

Le film se sauve par quelques scènes qui fonctionnent bien et qui surprennent un peu : l’atterrissage de la voiture volante dans le saule cogneur, les mandragores, Ron vomissant ses limaces, et bien sûr la visite chez Aragog et ses copines qui, bien que très peu réalistes, réussissent tout de même à être inquiétantes à souhait. Et puis bien sûr, les premières découvertes des points communs entre Harry et Voldemort, qui, bien que peu appuyées, fournissent les informations minimales pour la suite.

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Harry Potter à l’école des sorciers (Chris Columbus)

Harry Potter à l’école des sorciers (Chris Columbus)

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Harry Potter est orphelin et élevé durement par son oncle et sa tante. Le jour de ses 11 ans, il apprend qu’il est un sorcier et qu’il doit faire sa rentrée à Poudlard, l’école de sorcellerie. Il découvre aussi qu’il est célèbre, dans ce monde de magie, pour avoir été le seul être à survivre au maléfice lancé par Voldemort, terrifiant sorcier, adepte de magie noire et dont le pouvoir n’avait cessé de grandir jusqu’au soir où, après avoir attaqué Harry, il avait disparu. Mais Harry va vite se rendre compte que Voldemort est désormais de retour, très affaibli, à la recherche de la pierre philosophale, qui lui donnerait l’immortalité et lui permettrait de retrouver sa puissance.

A la sortie du film en 2001, je connaissais à peine les livres de réputation et j’avais été relativement enchantée par ce premier épisode – regrettant néanmoins de ne plus être âgée de 11 ans, car c’est un fabuleux film pour enfants.

Chris Columbus (Maman j’ai raté l’avion, Madame Doubtfire) signe ici un film efficace, sans génie, mais rythmé, bien construit, et surtout, très cohérent. Les décors sont soignés, fidèles au livre, et propices à l’imagination, sans faute de goût ; les interprètes sont très bien choisis, de Ron (Rupert Grint) à Rogue (Alan Rickman, le meilleur de tous probablement), en passant par McGonagall (fascinante Maggie Smith), Hermione (Emma Watson), Hagrid (Robbie Coltrane) ou Drago (Tom Felton, parfaitement détestable et pitoyable à la fois). Dumbledore est ici interprété pour la première et avant-dernière fois par Richard Harris. La musique de John Williams n’est pas des plus originales mais produit un thème facilement mémorisable.

Tous les acteurs semblent prendre du bon temps ; la première partie du film s’acquitte très bien de sa mission d’introduction et de présentation, avec l’émerveillement de découvrir les lieux et les univers (le chemin de traverse, le Poudlard Express, Poudlard…) ; puis il bascule assez habilement vers une deuxième partie, resserrée autour de la pierre philosophale et des aventures qui s’en suivent.

Ainsi pour moi, même si le film ne me produit pas grand frisson ou un enthousiasme débordant, c’est un premier épisode très réussi, qui répond au cahier des charges, avec les ingrédients essentiels d’un bon film pour enfants : un petit éclair d’innocence et d’émerveillement, et le désir de voir la suite, bien entendu.

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The Dark Knight (Christopher Nolan)

The Dark Knight (Christopher Nolan)

Si vous m’aviez dit que je verrais ce film 4 fois, je ne vous aurais pas cru.

Seulement voilà. Séjour prévu à Londres. Le film repasse dans la salle IMAX, sur écran géant, sachant que certaines scènes ont été exprès tournées dans ce format. Mon adoré me propose bien sûr qu’on y aille. Sachant que ce séjour était un séjour de travail pour moi, je lui ai gentiment dit que, non, déjà trois fois, c’était une bien belle preuve d’amour, et que bon, les scènes tournées en IMAX je m’en fichais pas mal, du gadget tout ça.
Il s’est donc gentiment pris une place pour lui une fin d’après-midi.

Et puis, avant la séance de Blade Runner dans le même cinéma, ils ont eu la bonne idée de passer la bande-annonce de The Dark Knight. Bande-annonce que j’ai vue je ne sais combien de fois, et qui ne m’a jamais provoqué autre chose qu’une sorte d’ennui poli.
Et là, je ne sais pas ce qui se passe, sur l’écran géant, tout prend une autre forme. Les éclairages me semblent plus beaux, les plans mieux composés, certains plans m’émeuvent presque… A la sortie, trop content de m’entendre émettre ces compliments, mon cher et tendre me demande si je souhaite l’accompagner. Après un moment, sans trop y croire moi-même, j’accepte.

Je coupe court au suspense : non, je n’ai pas changé mon avis sur le film et je ne lui mets pas 6 étoiles brillantes.
Mais je dois avouer que j’ai pris trois fois plus de plaisir à cette vision-là qu’aux trois autres.

La projection déjà, écran géant, son parfait… Et, donc, quelques scènes spécifiquement tournées en IMAX (avec un format et une résolution bien particulière, pour plus d’informations voir l’article IMAX sur Wikipédia). Dont la première. Avec ce premier plan sur des immeubles. Avec cette descente. Avec toute cette scène dans la banque qui est une des meilleures du film. Bref, tout ça pour dire que dès ces premières secondes, j’avoue que je suis plongée dans l’action comme jamais, et que je me suis surprise à m’amuser.
Par la suite, c’est ça qui ressortira le plus : le film peut finalement être, dans les conditions optimales, un excellent divertissement.
Seul regret en fait : que toutes les scènes n’aient pas été tournées en IMAX. Celles qui le sont ont, je trouve, une grosse valeur ajoutée en termes de composition de plans et de cadrage.

Pour le reste, eh bien, pas de miracle : ce qui est génial (Heath Ledger) l’est encore plus, ce qui est ennuyeux (Christian Bale) l’est un peu plus aussi.
J’ai toujours autant de mal avec la voix de Batman.
Avec l’illisibilité du déroulé de l’action, parfois (le truc avec les policiers dont les proches sont à l’hôpital, par exemple, assez difficile à saisir).
Avec les gros plans peu flatteurs sur le visage de Maggie Gyllenhaal.
Avec la scène des deux bateaux, écrite sur une vieille Remington avec des gants de boxe et montée avec un stabilo à la main, tellement c’est d’une finesse, mais alors d’une finesse…
Avec quelques détails trop invraisemblables alors que tout le reste prend le soin, avec tout le sérieux du monde, d’être « réaliste ».

Le Joker comme toujours est simplement fascinant. J’en profite pour émettre quelques réserves sur le jeu d’Heath Ledger dans les « petites vidéos » ; je trouve son jeu, dans ces moments-là, trop fabriqué, on voit les ficelles, on voit l’acteur qui en fait trop. J’ai appris que ces scènes, ils les avait tournées lui-même, ce qui est à mon avis une fausse bonne idée. Rares sont les acteurs qui sont aussi bons en roue libre que bien dirigés.
Pendant le reste du film, il est tout simplement exemplaire, avec la fougue d’un enfant qui s’amuse, et qui s’amuse encore plus en voyant ce qu’il arrive à faire. Du jeu. Pur et dur.

Blade Runner (Ridley Scott)

Blade Runner (Ridley Scott)

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Revision de ce grand classique de la science-fiction à l’occasion de mon séjour à Londres, dans la salle IMAX s’il-vous-plaît (le plus grand écran du pays : 26 mètres sur 20).

Je n’avais vu ce film qu’en VHS ou DVD (il faisait partie des trois premiers DVD que j’ai eus, dans l’édition cartonnée Warner), et je ne l’avais pas regardé depuis bien longtemps. Autant dire que les premières secondes, sur un écran géant, sont absolument saisissantes, cette date (2019), si proche, cette vue de Los Angeles, futuriste par certaines infrastuctures, terriblement présente par son ambiance et son obscurité… Le prologue est tout bonnement magnifique.

En grande fan d’Harrison Ford, je n’ai jamais été complètement emballée par son interprétation dans le film : il y est relativement froid, j’ai l’impression que pas mal d’autres acteurs auraient pu jouer Deckard, et puis, à certains moments, on le sent perdu, ce qui peut parfois coller avec le personnage, mais, à d’autres moments, ça donne surtout l’impression que c’est l’acteur qui ne sait plus ce qu’il a à jouer. Je trouve même que sur certaines scènes (exemple : face à Hauer, à la toute fin) il est carrément mauvais.

Il y a beaucoup de détails que j’adore dans ce film. Sans l’avoir vu depuis des années, certains plans m’ont fait l’effet d’un électrochoc, remontant à ma mémoire comme quelque chose de très vif, c’est assez incroyable. Des plans qui sont comme ancrés en moi quelque part, et que j’avais oubliés, des petits détails (Deckard qui frotte ses baguettes avant de manger ses nouilles, le gros plan sur l’écaille de serpent, le rouge à lèvres de Sean Young, le « volet » chez Tyrell, etc, etc, etc).

J’ai toujours eu un peu de mal avec le personnage de Daryl Hannah, qui est pour moi extrêmement superficiel. Avec le recul, j’ai presque l’impression d’avoir un personnage tiré d’un film de Luc Besson, un personnage prétexte, pour construire un look fantasmé. Dès son arrivée dans le film, j’avoue que je suis moins intéressée.

Quant au fond du film, et à sa fin – il s’agissait ici du tout récent director’s cut de 2007, et d’ailleurs je n’ai jamais vu la première version, avec le happy end – je croyais que tout était plus lisible, plus compréhensible que ça. J’ai vu le film pour la première fois lorsque j’étais adolescente, je suppose que j’avais dû lire quelque chose sur cette fin et qu’après, à la revision, tout m’avait semblé clair. Là, je trouve qu’il est relativement difficile de comprendre réellement la nature de Deckard, tout se fait en léger clins d’Å“ils, en flashs. Je ne me rappelais pas non plus que la fin était si abrupte.

Je ne saurais dire ce que la version de 2007 apporte à la précédente, pour ça il faudrait que je revoie l’autre. Ce qui est sûr, c’est que Blade Runner est un film admirable, qui manque néanmoins, je crois, d’un peu de profondeur et qui s’égare parfois dans des scènes-prétextes assez peu passionnantes. Stylistiquement parlant, c’est magnifique, même si je dois avouer que c’est un univers qui ne me parle que de très très loin.