Kung-Fu Panda 2 (Jennifer Yuh) : le teaser

C’est totalement de mon plein gré que je vous poste cette vidéo, non pas encore une bande-annonce mais un teaser, annonçant la prochaine venue (enfin, en mai prochain, ce qui me promet de beaux moments à la maison) du deuxième volet des aventures de votre Big Fat Panda préféré.

Un regret ? Le tonitruant et réjouissant sous-titre originel, The Kaboom of Doom, a été définitivement abandonné ; nous voici donc avec un simple et triste Kung-Fu Panda 2.

Enjoy !

Voir aussi :
Mon premier avis sur Kung-Fu Panda à la sortie en 2008
Mon deuxième avis sur Kung_Fu Panda après maintes revisions

Kung Fu Panda (Mark Osborne & John Stevenson)

Kung Fu Panda (Mark Osborne & John Stevenson)

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Po, un panda joufflu et grassouillet, fait des rêves où il est un grand héros de kung fu, auprès de ses idoles, les Cinq Cyclones : maître Tigresse, maître Singe, maître Grue, maître Mante, et maître Vipère. Au réveil, il n’est qu’employé dans le restaurant de soupes tenu par son père. Pendant ce temps, dans le palais de Jade, maître Shifu, qui a entraîné les Cinq Cyclones, apprend que Taï-Lung, son ancien apprenti, maléfique et très puissant, s’est peut-être évadé de sa prison… Il est temps pour maître Oogway, l’ancien, de désigner le guerrier Dragon, celui qui sera seul capable de vaincre Taï-Lung.

Pourquoi de nouveau un avis sur un film dont j’avais déjà parlé à sa sortie ? Eh bien parce que, comme je l’évoquais dans mon top 2008, ce film est devenu un objet de culte dans mon foyer (non non, je n’ai pas d’enfants). Que ce soient des conversations surréalistes sur la vie des Cinq Cyclones, des arrêts sur image sur la position de Singe sur sa chaise lors du repas, des répliques citées plusieurs fois par jour, la BO lancée subrepticement sur un iPhone , le film qui passe en boucle certains jours, et même, oui oui, même de vraies revisions, d’un bout à l’autre.

Eh bien le fait est que le film résiste plutôt bien à ce traitement. Je le connais désormais presque par cÅ“ur, mais les scènes me semblent toujours aussi bien ficelées, il n’y a pas un instant d’ennui, tout s’enchaîne vraiment bien. Po est touchant, ce gros animal qui se croit (et que l’on croit) incapable mais qui résiste aux coups les plus durs, protégé par son enthousiasme et son habitude à encaisser.

Le film est plein de petits détails mignons ou marrants, ça fourmille, à chaque seconde. L’étoile de ninja, la queue dans la soupe, les canards qui ploient sous le poids de la litière, les bougies, les manipulations guérisseuses de Shifu, l’acupuncture de Mante, les pêches, la plume du canard qui ouvre la serrure, les biscuits de Singe, la prise Wuxi…

Et comme ce n’est pas parce que c’est un film d’animation qu’il faut le regarder en VF, il est évident que le dynamisme du film est aussi porté par ses interprètes, Jack Black le premier bien sûr, qui prête sa voix au Panda avec un vrai talent, mais aussi Dustin Hoffman (Shifu), Angelina Jolie (Tigresse) ou encore Michael Clarke Duncan et sa voix ténébreuse (le commandant de la prison).

A noter qu’un petit film d’animation en 2D, Kung Fu Panda : Les Secrets des Cinq Cyclones, explore plus profondément les origines des cinq héros secondaires (avec une mention particulière pour les histoires de Tigresse, Singe et Vipère), et surtout, qu’une suite se prépare, pour juin 2011 : Kung Fu Panda : The Kaboom of Doom. C’est Jennifer Yuh, qui avait travaillé sur l’histoire du premier volet, qui en sera la réalisatrice, signant ainsi son premier long métrage.

A la maison, les conjectures sur l’histoire vont bon train. (Po va-t-il tomber amoureux ? Si oui, de qui ? Si de Tigresse, ce serait pourri, mais après tout pourquoi pas, ça dépend de la manière dont c’est amené.)

Vivement 2011…

Lire aussi :

L’an 1 : des débuts difficiles (Harold Ramis)

L’an 1 : des débuts difficiles (Harold Ramis)

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Au tout début de notre ère, Zed et Oh, deux « chasseurs-cueilleurs » pas vraiment dégourdis, sont bannis de leur village natal par leurs congénères. Feignants, peureux et incapables de chasser, les deux compères se retrouvent livrés à eux-mêmes dans un environnement hostile, sans nulle part où aller. Ils décident, par conséquent, de quitter l’endroit qu’ils ont toujours connu pour s’aventurer vers l’inconnu… [source : Allociné]

Bon, c’est sûr que d’aller voir ça, je n’ai pas grande excuse.
Mais en fait, si : Harold Ramis, c’est quand même le réalisateur jadis émérite de Un jour sans fin, le co-scénariste des SOS Fantômes… Et même si son dernier film, Faux-Amis, était assez oubliable, ici, la présence de Jack Black, acteur au talent comique incontestable, et de Michael Cera (Juno) qui promettait beaucoup, pouvait justifier le déplacement.

C’était sans compter une écriture totalement paresseuse et un humour de garçon en train de muer.

Je ne vais pas m’attarder sur les gags affligeants ou sur l’indigence de la fin « Ã  émotion », car c’est perdre son temps.

Jack Black n’est pas mauvais mais n’est quasiment pas dirigé et s’adonne sans vergogne à tous ses tics de jeu préférés : sourcils décalés, yeux ronds et sourire en coin ; quant à Michael Cera, on jurerait voir George Michael Bluth, son personnage de la série « Arrested Development », depuis laquelle il n’a finalement guère évolué. On voit au détour d’un fourré David Cross (« Arrested Development » aussi), diablement mauvais ; Christopher Mintz-Plasse (éternellement surnommé McLovin depuis SuperGrave) ; Hank Azaria (doubleur dans « Les Simpsons ») ; et même Paul Rudd (Les grands frères) dans un rôle trop court.

Quasiment rien à sauver donc, puisque ce film, malgré sa tonalité parodique, arrive à être miraculeusement aussi crétin que 10000, film « sérieux » sur la préhistoire, et n’est finalement même pas aussi drôle.